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11 juillet 2013

Avignon OFF : Ali Bougheraba nous raconte L'Odyssée de la moustache au Théâtre du Chêne noir

« Même quand il est seul,
ils sont plusieurs dans sa tête »

photo-2-Ali-Copyright-©Johann-Hierholzer-P.-Houssin (1).jpg

Après nous avoir raconté son enfance marseillaise dans Ali au pays des merveilles, l'heure de la maturité semble venue pour Ali Bougueraba. Dans son nouveau spectacle, L'Odyssée de la moustache il est désormais question de paternité.

Photo ©Johann-Hierholzer-P.-Houssin

Cette moustache dont il nous narre l'odyssée une heure trente durant,  c'est le galon que l'on gagne en devenant père. Pas au moment de la naissance de l'enfant mais en lisant l'admiration dans les yeux de son rejeton, en l'occurence une pitchounette de quatre ans. Et à cet age là, ça pose beaucoup de questions ! Ali Bougheraba fait appel à sa tchatche, ses talents d'imitateur et son sens de la métaphore pour y répondre. Trois ingrédients qui firent le succès du spectacle précédent.

La vieillesse, la peur, l'homosexualité … autant de questions épineuses soulevées par la fillette. L'occasion pour ce père de faire face avec humour à ses propres angoisses. Les réponses sont souvent farfelues et drôles, émouvantes aussi. Si l'on rit un peu moins que dans l'opus précédent, on est une fois de plus charmé par la poésie qu'Ali Bougheraba parvient à placer dans son récit. 

L'Odyssée de la Moustache, un spectacle écrit et interprêté par Ali Bougheraba. Au Théâtre du Chêne noir à Avignon, tous les jours à 13h30, jusqu'au 28 juillet 2013. Réservations : 04 90 86 74 87

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22 mai 2013

Mises en capsules au Ciné XIII Théâtre : à la découverte des succès de demain ?

mises en capsules.jpg

Depuis lundi 20 mai, et pour trois semaines, les formes théâtrales très courtes sont à l'honneur au Ciné XIII Théâtre pour la 7e édition du Festival Mises en Capsules

Des formes courtes théâtrales ? Le principe du festival, c'est de présenter de très courtes pièces - une demi-heure chacune - écrites par de jeunes auteurs. Chaque soir, cinq pièces s'enchainent ainsi. A la fin du festival, l'une d'entre elles se verra offrir les moyens d'aller un peu plus loin, de se développer sous un format plus long. 

L'expérience a plutôt bien marché lors des éditions précédentes : Le Porteur d'histoire dont je vous ai déjà parlé et qui cartonne en ce moment au Studio des Champs-Elysées a été créé lors de ce festival.

Je ne vais pas vous faire de fausses promesses : toutes les pièces présentées ne sont pas de ce niveau là. Faire court, c'est compliqué : il faut réussir à présenter les personnages, créer une atmosphère, nouer et dénouer l'intrigue ...  en une demi-heure seulement, ça ne laisse pas la place aux approximations ! On sent bien que ces oeuvres auraient besoin de plus de temps pour réellement embarquer le spectateur. Pourtant au milieu de toutes ces pièces - 15 au total sont présentées en alternance pendant le festival - quelques unes suscitent un peu plus l'enthousiasme. Parmi les quatre pièces que j'ai pu voir, deux ont véritablement retenu mon attention.

Un jour quelqu'un que j'aime m'a dit tu me frappes avec tes yeux, pièce écrite par Anaïs Allais et Guillaume Gouix autour du personnage de Lester Bangs (un critique musical américain des années 70), nous interroge sur ce que c'est qu'être rock ou punk aujourd'hui. La forme de cette création peut un peu surprendre mais le texte est bien écrit et impeccablement interprêté par Guillaume Gouix, Fanny Touron et Benjamin Le Souef.  

Plus classique par la forme Un Boulevard dans la tête pourrait aisément, sous un format lon, tenir l'affiche. Ses trois auteurs et metteurs en scène, Martin Darondeau, Julien Labigne et Jordi Le Bolloc'h, nous entrainent dans l'imaginaire d'un auteur de théâtre qui n'ose pas se lancer. Et lorsque l'on a une pièce de boulevard en tête, qu'on réécrit sans cesse le début de l'intrigue, imaginez ce que cela peut donner si les personnages se matérialisent sous nos yeux. On rit beaucoup au cours de cette demi-heure qui a un goût de trop peu.

Quinze pièces en alternance, ça laisse pas mal de possibilités de découvrir une pépite ! Côté tarif, la formule pass à 36 euros (22 euros en tarif réduit) permet de tout voir sans casser sa tirelire. Voilà de quoi satisfaire les boulimiques de théâtre!

Festival Mises en Capsules au Ciné XIII Théâtre (Paris 18e), jusqu'au 8 juin 2013 du lundi au samedi, de 19h à 22h30. Réservations au 01 42 54 15 12. 

13 juillet 2012

Avignon Off : Barbara Kilian fait revivre Pauline Carton au Grand Pavois

"Un poète sans lecteur est toujours un poète,
Un acteur sans spectateur n'est plus un acteur."

Affiche_PFC_valide.jpgDans la jungle des affiches du festival Off, il en est une qui a attiré mon attention. Pauline fait un carton serait-il une référence à Pauline Carton ? Bien plus qu'une référence, le spectacle, proposé chaque jour à 17h05 au Grand Pavois, fait revivre la comédienne.

Sans avoir occupé le devant de la scène, Pauline Carton a traversé le 20e siècle théâtral et cinématographique, des années 20 aux années 70, du théâtre à l'opérette, du cinéma muet au parlant, souvent cantonnée dans des rôles de domestiques

En scène, Barbara Kilian incarne Mademoiselle Carton. On retrouve le look et la gouaille de l'actrice chère à Guitry.  Pauline Carton c'est aussi l'interprête de la chanson Les Palétuviers. Si vous ne connaissez pas, il faut absolument voir cela :

La chanson est bien sûr reprise dans le spectacle :


Pauline fait un carton- 2007 - les palétuviers par attrape-sourire

Dans un décor évoquant une loge de théâtre dans les années 30, face au public, Pauline Carton / Barbara Kilian se raconte dans un monologue de plus d'une heure. Et l'on peut dire qu'elle ne se ménage pas ! Accompagnée d'un pianiste, elle enchaine les récits, sans jamais baisser d'un ton et avec un enthousiame permanent.

Pauline carton2.jpgPour autant, ce n'est pas tant la vie de la comédienne qui nous est narrée  dans ce spectacle qu'une série d'anecdotes. Aucun repère chronologique, aucun nom de metteur en scène ou de réalisateur : cette adaptation de l'autobiographie de Pauline Carton se veut centrée sur les paroles truculentes de l'artiste, sa merveilleuse plume lorsqu'il s'agit de décrire le théâtre, les comédiens. Au risque d'être un peu bavard parfois. Ce spectacle ravira donc surtout ceux qui connaissent Pauline Carton et qui, loin d'apprendre quelque chose sur sa vie, auront un instant l'impression de la voir revivre.

Pauline fait un carton, un spectacle de la compagnie Attrape sourire, mise en scène Jean Bonnet. Avec Barbara Kilian et, en alternance, Guillaume Leclerc ou Didier Bailly. Jusqu'au 28 juillet, à 17h05 au Théâtre du Grand Pavois, 13 rue de la Bouquerie à Avignon. Réservations au 06 65 61 11 74.