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21 octobre 2011

Les trésors de la Comédie-Française dévoilés au Petit-Palais

De la Comédie-Française, on connait les trésors immatériels : les pièces qui se jouent au fil des ans dans les trois salles de l'institution. On connait aussi certains des objets de valeur conservés place Colette, comme le fauteuil de Molière, que l'on peut admirer dans la galerie, près de la Salle Richelieu.

Mais si vous êtes allés récemment au Français, vous avez peut-être remarqué que ce fauteuil, celui dans lequel Molière était assis pour la dernière représentation du Malade imaginaire, a disparu. Aucun Arsène Lupin derrière cet escamotage. Le fauteuil, et beaucoup d'autres joyaux de la Maison, sont temporairement absents pour cause d'exposition au Grand-Palais. Une exposition liée aux travaux de réfection de la salle Richelieu. Quitte à devoir déplacer des oeuvres et des objets, autant les montrer au public.

Et que peut-on voir au Petit Palais ? Outre le fauteuil de Molière, quelques costumes, les maquettes des décors ... Mais surtout des peintures et statues. Car, vous l'ignorez peut-être, les principales représentations des dramaturges qui illustraient nos livres d'écoliers sont conservées par la Comédie-Française. Des peintures qui ornent habituellement les bureaux et couloirs de cette vénérable institution (et oui, il y a des gens qui bossent dans des bureaux aux murs oranges et avec du lino bleu au sol, et y'en a qui ont droit à une épaisse moquette rouge avec des portraits de Molière au mur : la vie est très injuste !). Mon préféré : la monumentale statue de Talma, un comédien de la fin du 18ème siècle, qui fait habituellement face à l'entrée de l'administration. Vous pourrez aussi admirer la salle des bustes : Molière, Corneille, Racine, Voltaire et de nombreux dramaturges du 19ème siècle mis en valeur par un jeu de lumière soigné.

Et puis il y a aussi ces dames : Sarah Bernhardt, dont on admirera les portraits mais surtout les bijoux, et celle qu'elle idolatrait : Rachel, immortalisée sous les traits de Roxane dans Bajazet.

Autant de bonnes raisons de courir voir cette expo : c'est jusqu'au 15 janvier 2012.


10 octobre 2011

Le retour de "Cabaret" à Marigny

"Pourquoi rester seul assis sur son lit ...
l'orchestre est au complet."

Des affiches rouges sur tous les bus parisiens. Pour le retour de Cabaret au Théâtre Marigny, la société de production Stage a fait les choses en grand. Dans le rôle de Sally Bowls - et sur les affiches - on retrouve la talentueuse Claire Pérot, toujours aussi pétillante et dynamique avec une voix tantôt suave, tantôt surpuissante.

D'ailleurs presque toute la distribution présente aux Folies Bergères en 2006 a été reconduite. Ne manque que l'essentiel (du moins à mes yeux) : Fabian Richard, qui était époustouflant dans le rôle de M.C., a cédé sa place. Et c'est Emmanuel Moire qui reprend, difficilement, le flambeau. Non pas qu'il ne soit pas bon chanteur (je vois les fans aux aguets, prêts à me tomber sur le dos), bien au contraire,  mais - pour voler la réplique d'une de mes "bonnes fées" théâtrales - "ce n'est pas le rôle".  Le côté sulfureux, libidineux et légèrement vicieux qu'avait su insuffler Fabian Richard au personnage lui fait cruellement défaut. Emmanuel Moire a beau nous dire d'énormes obscénités sur scène, on a l'impression que c'est un garçon sage qui la joue provoc'. Perso, je n'y ai pas cru une seule seconde (et je m'entendais même à le voir se mettre à entonner "je fais de toi mon essentiel" à tout moment). C'est seulement sur la fin du spectacle, sur une chanson plus douce et dans un registre plus tragique, qu'il parvient, enfin, à nous transmettre une émotion.

Côté scénographie et mise en scène, on retrouve les mêmes ingrédients qu'en 2006. L'orchestre sur une coursive à l'étage, un plateau assez dépouillé et propices aux chorégraphies. Des chorégraphies toujours entrainantes, avec des claquements de talons bien en rythme sur le parquet, effectuées par des demoiselles en portes-jaretelles. Dans un Berlin en pleine crise et montée du nazisme, l'histoire finit mal forcément mais on sort de ce spectacle, plein d'énergie. l'énergie du désespoir que nous transmettent Sally et les filles du Ki-Kat Club. On regrettera cependant que la version Marigny nous prive d'une immersion totale au sein de ce club un peu louche : aux Folies-Bergères, les fauteuils d'orchestre avaient été démontés et remplacés par des guéridons et des chaises. L'expérience n'a pas été rééditée ici, dommage.

Voici la vidéo réalisé pour France 3 Ile-de-France lors de l'après-midi consacré à la presse, juste avant la soirée de gala le 6 octobre dernier (Rédaction : Jean-Laurent Serra, Images : myself, Son : Stéphane Fouquet, Montage : Laurence Comiot).



Cabaret, mise en scène de Sam Mendes, chorégraphie de Rob Marshall avec Emmanuel Moire, Claire Pérot, Geoffroy Guerrier, Patrick Mazet, Catherine Arditi, Pierre Reggiani, Delphine Grandsart . Jusqu'au  31 décembre 2011 au Théâtre Marigny.  

28 septembre 2011

"Songe d'une nuit d'été" au Théâtre de la Porte St Martin : dates supplémentaires

Face au succés de la pièce Le Songe d'une nuit d'été, mise en scène par Nicolas Briançon au Théâtre de la Porte Saint- Martin, des représentations supplémentaires ont été ajoutées, le dimanche à 15 h (tous les dimanches de novembre, les 4 et 18 décembre ainsi que le dimanche 1er janvier).