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20 novembre 2011

"La Folie Sganarelle" : trois courtes pièces de Molière mises en scène par Claude Buchvald au Théâtre de la Tempête

 "Quel désordre, quelle querelle,
quel grabuge, quel vacarme, quel bruit,
quel différend, quelle combustion ..."

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 Mais qu'est-ce donc que cette Folie Sganarelle ? Trois courtes oeuvres de Molière regroupées par Claude Buchvald. La metteuse-en-scène s'est attachée ici au personnage de Sganarelle dont chacune de ces pièces représenterait un épisode de la vie. Épisode 1 : Sganarelle s'oppose au mariage de sa fille : c'est L'amour médecin. La jeune fille opprimée feint alors la maladie et parvient à se marier grâce aux intrigues de sa servante. Épisode 2 : le vieillard Sganarelle veut se marier à Dorimène, beaucoup plus jeune que lui. Fait-il bien ? Après avoir pris conseil - sans succés - auprès de savants, il découvre que la jeune femme est bien volage. Trop tard pour renoncer au mariage : les arguments des bandits qui servent de famille à Dorimène sont les plus forts : c'est Le Mariage forcé. Épisode 3 : La Jalousie du Barbouillé. Sganarelle est marié, sa femme ne s'occupe guère de son foyer et le maltraite.


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Laurent Claret, Régis Kermorvant et Stéphanie Schwartzbrod
© Fabienne Rappeneau

Trois pièces qui ont aussi en commun critiques et moqueries envers les hommes de science, qu'ils soient médecins, savants, philosophes. Leur jargon est longuement caricaturé dans les dialogues, mettant ainsi en exergue leur fatuité et leur incompétence à résoudre réellement les problèmes pour lesquels on les consulte, qu'il s'agisse de la maladie de Lucinde dans L'Amour médecin ou du choix de prendre ou non une épouse pour Le Mariage forcé.

On y retrouve aussi tous les ingrédients de la farce. Les coups de bâtons sont présents à foison et ce pauvre Sganarelle est la victime idéale : trompé par sa servante et sa fille dans la première pièce, copieusement cocufié par sa femme dans les deux suivantes. Un côté farce renforcé par la mise-en-scène. Le décor  est sommaire : un plancher brut et une petite cabane en planches. Le jeu, lui, fait largement appel au burlesque. Virevoltant et euphorisant.

Seul regret : aucune pause entre les trois pièces. Certes, l'ensemble ne dure qu'une heure cinquante mais le texte est dense, les intrigues très rythmées. Achever une histoire et replonger, tambour battant, dans la suivante : un peu lourd en encaisser pour les spectateurs qui risquent de sortir de ce spectacle un peu ennivrés.

La Folie Sganarelle (L'Amour Médecin, Le Mariage Forcé et La Jalousie du Barbouillé) de Molière, mise en scène Claude Buchvald. Avec avec Benjamin Abitan, Laurent Claret, Cécile Duval,Régis Kermorvant, Claude Merlin, Aurélia Poirier, Stéphanie Schwartzbrod, Céline Vacher et Mouss Zouheiry.  Au Théâtre de la Tempête, jusqu'au 11 décembre 2011. Réservations : 01 43 28 36 36

04 novembre 2011

A voir cette semaine : le Bureau des lecteurs de la Comédie-Française

Le bureau des lecteurs de la Comédie-Française fait son retour ! C'est jusqu'à la fin de la semaine au Studio-Théâtre et, comme à l'accoutumée, ces lectures sont gratuites (pensez tout de même à réserver).

Petit rappel pour ceux qui ne sauraient pas en quoi cela consiste précisément : un cycle de lectures d'oeuvres contemporaines, françaises ou étrangères. Oeuvres qui ont été proposées à la Comédie-Française par leur auteur ou leur traducteur. Après une pré-sélection, ces oeuvres sont présentées au public. Certaines d'entres elles seront peut-être, dans un jour prochain, mises en scène dans l'une des trois salles de l'institution.

Mercredi soir, Dominique Constanza, Christian Hecq, Suliane Brahim et Pierre Niney nous proposaient Lune Jaune de l'Ecossais David Greig (traduction de Dominique Hollier). Un auteur qui a déjà eu les honneurs du bureau des lecteurs il y a quelques temps avec Le dernier message du cosmonaute à la femme qu'il aima un jour dans l'ex-Union soviétique. 

La pièce, écrite en 2006, nous décrit la cavale de deux adolescents dans les forêts du Nord de l'Ecosse. A 17 ans, Lee est le prototype du mauvais garçon, désoeuvré et coincé entre une mère dépressive et un beau-père encombrant. Lorsque, au cours d'une bagarre, il tue celui-ci, la seule solution est de partir loin, très loin, à la recherche d'un père qu'il ne connaît pas. Une fuite dans laquelle il entraîne la trop sérieuse et trop discrête Leïla, rencontrée quelques minutes plus tôt. Pourquoi le suit-elle ? Elle même ne se l'explique pas, magnétisée par le charisme de Lee comme nous le fûmes tous par celui de Pierre Niney qui l'incarne.

Le jeune pensionnaire, déjà remarquable dans Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux, illumine la scène. Il alterne les moments d'exaltation - un passage de human beatbox digne d'un rappeur pro - et d'émotion sans la moindre difficulté. A le regarder, on se dit que cette pièce doit absolument être montée, pour que l'on ait la chance de voir sa prestation dans une vraie mise-en-scène, au delà de cette simple lecture, tant le rôle lui va bien. 

Car c'est cela, le bureau des lecteurs : des lectures qui peuvent procurer beaucoup plus d'émotions que des spectacles à gros budget proposés ailleurs.


Vendredi 4 novembre à 20h30 : La ville d'à côté, de Marius Ivaskevicius, traduit du lituanien par Akvile Melkunaite, avec Claude Mathieu, Jean-Baptiste Malartre, Eric Génovèse, Clothilde de Bayser et Emilie Prévosteau.
Samedi 5 novembre à 20h30 : Erwin Motor / Dévotion, de Magali Mougel, avec Sylvia Bergé, Denis Podalydès, Jennifer Deckeret Guillaume Mika.
Dimanche 6 novembre à 14h : hamlet est mort. gravité zéro d'Ewald Palmetshofer, traduit de l'allemand (Autriche) par Laurent Milliron, avec Claude Mathieu, Jean-Baptiste Malartre, Alexandre Pavloff, Nâzim Boudjenah, Jennifer Decker et Cécile Morelle.
Réservations : 01 44 58 98 58 (entrée libre sur réservation par téléphone)

01 novembre 2011

La Comédie-Française s'expose au Petit-Palais : la vidéo

Après vous avoir détaillé avec des mots l'expo des trésors de la Comédie-Française (jusqu'au 15 janvier au Petit-Palais) , voici maintenant de jolies images pour vous prouver que cette exposition est vraiment très belle et que je ne vous ai pas menti !

Ce reportage  a été diffusé sur France 3 Ile-de-France.
Rédaction : Jean-Noël Mirande
Images : Audrey Natalizi
Montage : Roma Carles