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17 janvier 2011

"Du mariage au divorce" au Théâtre de Marigny (1)

"Ta-ta-ta! ta-ta-ta!" Vous allez clabauder!

Je n'aurais pas dû me laisser convaincre que "quatre heures au théâtre, ça fait un peu trop" ...

On m'exhortait à être raisonnable - il est vrai qu'en matière de théâtre, je suis plus boulimique que raisonnable - alors je me suis résignée à n'aller voir qu'un seul des deux spectacles présentés au théâtre Marigny sous le titre "Du mariage au divorce" (soit quatre pièces en un acte de Feydeau présentées deux à deux).

J'ai bien tenté un timide "Ce ne sera pas rasoir, tu sais ! C'est du Feydeau et en plus c'est Alain Françon qui signe la mise en scène. Tu te rappelles, tu avais adoré "L'hôtel du libre échange" avec Clovis Cornillac". Mais c'était inutile. Il fallait choisir ...

CIMG1416.JPGMon choix c'est donc porté sur la représentation regroupant "Léonie est en avance" et "Mais n'te promène donc pas toute nue"*.

Si le texte de la seconde pièce m'était déjà connu, j'ai découvert avec délectation la première. La Léonie du tître est en avance, donc, pas à un rendez-vous mais pour accoucher. Rien de plus commun ...sauf que, dans la bourgeoisie des années 1910, accoucher huit mois après son mariage, ça fait un peu désordre ! Se mèlent alors la crudité inhérente à un accouchement, la crainte du qu'en dira-t-on et le respect des convenances.
Des convenances vite oubliées, tant cet accouchement met la maison sans dessus-dessous. Les femmes - Léonie, sa mère, la bonne - prennent le pouvoir et les hommes ne savent plus où donner de la tête (à dire vrai, ils la mettent carrément dans le pot de chambre, leur tête).
Et puis au milieu, il y a la sage-femme, interprêtée par Anne Benoit. Une terreur ! Un physique tout en douceur mais un ton d'adjudant-chef devant lequel tous se mettent au garde à vous.

De convenances, il en est aussi question dans la seconde pièce. Une femme de député qui se promène en chemise alors que son mari reçoit des relations professionnelles, cela ne se fait pas ! Mais Monsieur le député à beau expliquer cela  à Madame, rien n'y fait.
Au comble de l'exaspération, et un peu désarmé devant l'ingéniuté de sa moitié (alias Judith Henry), Eric Elmosnino interprête avec beaucoup de comique un Ventroux survolté, au bord de la crise de nerfs, nous faisant ainsi totalement oublier le Gainsbourg du film de Joann Sfar (je l'avoue : je craignais, dans les premières minutes de la pièce, de ne pas parvenir à me détacher de cette image-là en le voyant sur scène).

Deux heures à se tenir les côtes, on en redemande ... et même celui qui en appelait à ma raison a convenu ,en sortant , que "finalement, on aurait dû aller voir les quatre d'un coup !".

 

* L'autre spectacle, regroupant "On purge bébé" et "Feu la mère de Madame", est également mis en scène par Alain Françon et interprété par les mêmes comédiens : Anne Benoit, Philippe Duquesne, Eric Elmosnino, Judith Henry, Julie Pilod, Gilles Privat, Régis Royer et Dominique Valadié.

06 janvier 2011

Acte I, scène 1

Pour bien commencer, voici un lien vers un reportage réalisé à la Comédie française le 21 avril 2010.

Le reportage a été diffusé sur France 3 Ile-de-France.

 

Disons-le franchement : ce n'est pas la meilleure pièce que j'ai vue en 2010.
Mais c'est sans doute un de mes meilleurs souvenirs de l'année écoulée.

Accéder aux coulisses du Français, filmer Catherine Salviat au maquillage, interviewer Loïc Corbery dans sa loge ... des moments magiques !

 



Commentaire : Jean-Noel Mirande
Images : Audrey Natalizi
Son : Jean-Noël Espié
Montage : Eric Riou