Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18 avril 2011

"L'Opéra de quat'sous" : la vidéo

Je vous l'annonçais dans le billet sur L'Opéra de quat'sous : voici donc la vidéo du reportage tourné le 6 avril et diffusé sur France 3 Ile-de-France.



17 avril 2011

"Le temps qui passe" au Théâtre des Mathurins

"La poésie se trouve au dessus des mots"

Un plateau nu, deux chaises pour seul décor :  ce qui importe, c'est le texte, le jeu, la rencontre entre ces deux là.

Une femme à fleur de peau à la recherche d'un père absent depuis son enfance. Un homme, spécialiste de l'abandon (mais qui est-il au juste : un psy ? un détective ? un peu des deux ?) totalement désarmé par son interlocutrice. Il se met peu à peu à nu face à elle et la quête du père ne devient plus qu'un alibi à ces rendez-vous.

Les deux  comédiens qui interprètent brillament cette pièce, ce sont Elsa Zylberstein et Vincent Perez. Ce dernier assure lui-même la mise en scène ; le texte a été écrit par son épouse, Karine Silla-Perez.

Ah ! Elsa Zylberstein, lumineuse Elsa Zylberstein ... Il y a cinq ans, pour l'inauguration de la Cinémathèque, alors que beaucoup de ses consoeurs étaient venues en jeans et mal coiffées, Elsa Zylberstein avait opté pour une vraie tenue "red carpet", une robe digne d'une princesse. Occupée à filmer les autres convives, je ne l'ai pas vu arriver et je n'ai qu'aperçu la traîne de cette robe majestueuse ... La rédactrice qui m'accompagnait a alors eu la judicieuse idée de s'esclamer très fort : "Quelle robe somptueuse, dommage que nous n'ayons pas eu le temps de la filmer !" Le temps s'est alors un peu suspendu, Elsa Zylberstein a fait un demi-tour vers nous, son plus beau sourire aux lèvres. Cinq ans après j'ai encore l'image très précisément gravée dans ma mémoire. Je crois que c'est ce que l'on appelle avoir de la classe.

Et dans cette pièce là, non seulement Miss Zylberstein est classieuse au possible, mais en plus elle joue divinement bien. L'actrice passe des larmes au rire en un instant, nous fait saisir à merveille la fragilité de son personnage, ses angoisses, sa nostalgie ... et du coup éclipse un peu Vincent Perez, qui signe là son retour sur les planches après 20 ans d'absence.

Une belle histoire d'amour, un beau texte qui, seul regret, nous en dit parfois trop. Pourquoi ce monologue de Vincent Perez pour nous confier le trouble suscité par cette rencontre ? Les regards croisés suffisaient à nous faire comprendre cela. L'électricité, la magie d'une rencontre se ressentent souvent bien mieux à travers le non-dit. La frontière entre un texte sublime et un texte trop bavard est souvent mince. Le temps qui passe se maintient de justesse du bon côté de la barrière.

Le temps qui passe de Karine Silla-Perez , mis en scène par Vincent Perez. Avec Elsa Zylberstein et Vincent Perez. Jusqu'au 30 avril au Théâtre des Mathurins.

10 avril 2011

Mister Jemmett et Le Freischütz

Je ne suis pas une fan d'opéra. Pas assez mélomane pour cela.
Mais je suis une grande fan de Dan Jemmett dont les récentes mises en scène m'ont enchantée (La Comédie des erreurs, La Grande magie, Les Précieuses ridicules).

Alors quand j'ai découvert que l'opéra dont j'allais filmer une répétition - Le Freischütz à l'Opéra comique - était mis en scène par lui, j'ai trépigné comme une gamine de 14 ans qui apprend qu'elle va se retrouver en face de Justin Bieber ... Et je l'avoue, je n'ai pas pu m'empêcher de lui dire en le croisant "j'ai a-do-ré La Comédie des erreurs".
Une vraie groupie, je vous jure ! Je n'ai malheureusement pas du tout eu le temps de lui poser le milliard de questions qui me brulaient les lèvres : fallait que je bosse quand même, je ne suis pas payée pour papoter avec mes idoles, même si vous en avez parfois l'impression.

Voici donc le reportage :



Le Freischütz à L'Opéra comique, direction musicale Sir John Eliot Gardiner, Mise en scène Dan Jemmett. Jusqu'au 17 avril 2011