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17 janvier 2012

La fréquentation des théâtres privés en hausse de 5%

Les recettes des théâtres privés ont légèrement progressé en début de saison de septembre à décembre 2011 : + 1,5 % par rapport à la même période en 2010. C'est  Bernard Murat, président du Syndicat National des Théâtres Privés (SNDTP), qui l'a annoncé au cours d'une conférence de presse. 

La fréquentation, elle, est en hausse de 5%  sur ces quatre mois, et ce, alors que la saison avait assez mal démarré (20 % de baisse en septembre 2011 par rapport à septembre 2010).

Le prix moyen du billet est, quant à lui en baisse, désormais sous la barre des 31 euros.

Source : AFP

10 janvier 2012

Nouvelle grève à la Comédie-Française : les premières représentations de la Trilogie de la Villégiature annulées

Un petit message fort courtois sur ma messagerie téléphonique me demande de prendre contact avec la billetterie de la Comédie-Française ... j'avais acheté des places pour la première de La Trilogie de la Villégiature de Goldoni - qui marque aussi l'inauguration du Théâtre Ephémère - demain soir et j'attendais cela avec une telle impatience ! Oui mais voilà, la grève qui avait déjà touché l'institution pendant les vacances de Noël reprend et le préavis est, cette fois, illimité.

Un peu déçue donc mais, en guise de consolation, la Comédie-Française propose, en plus du remboursement ou du changement de date, une représentation gratuite du Malade Imaginaire. J'ai déjà vu cette pièce mais qu'importe, ce sera beaucoup mieux que de broyer du noir en regardant des navets à la télé !

Sur le site de la Comédie-Française, on trouve le communiqué suivant, signé par l'administratrice, Muriel Mayette :

" Aujourd'hui de grandes agitations sociales traversent la Comédie-Française et bouleversent son programme. Je veux donc m'adresser à l'ensemble des métiers de la maison, qui chaque jour en font la richesse et la diversité Simul et Singulis. En tant qu'administratrice générale de la Comédie-Française, mon devoir est de protéger vos métiers, notre public et la troupe. Je continuerai donc en conscience et avec les acteurs, à lever le rideau encore et toujours, quoi qu'il arrive. Le ministère de la Culture vient de doter notre institution, d'un Théâtre éphémère pour nous permettre de maintenir notre activité, notre savoir-faire et garantir le rayonnement de notre maison. Le Théâtre éphémère est la plus belle des réponses qui pouvaient nous être apportées, la certitude d'une saison pleine et entière au service de l'imaginaire et de tous les publics.
Le temps n'est pas venu de nous empêcher d’ouvrir un nouveau théâtre. Il est légitime de se battre pour la reconnaissance de son travail, de s'investir pour que la place de chacun soit reconnue, toute sa place. C'est un combat que j'entends et que dans l'absolu, d'ailleurs, je pourrais même porter avec vous. Mais pas maintenant, pas de cette manière et pas ici !

Nous avons la chance dans notre singulier fonctionnement d'abriter une troupe d'acteurs depuis plus de trois siècles. Il serait suicidaire de remettre en question leur légitimité en arguant d'un partage qui ne serait pas équitable. Ces soixante acteurs sont le garant même de notre place à tous, ils sont les seuls capables de faire lever le rideau quoi qu'il arrive. Leur rémunération reste bien raisonnable en regard de leur talent, de leur emploi du temps, car, je vous le rappelle, nous levons le rideau plus de huit cents fois au cours d'une saison.
Attention de ne pas heurter ces artistes qui portent notre institution, attention de ne pas lasser la patience de notre public et la bienveillance de notre tutelle, et, je vous le redemande, attention de ne pas diviser les différentes équipes de cette grande famille.

Enfin, puisque les propositions de prime exceptionnelle et d’ouverture de la négociation sur une nouvelle grille salariale ne suffisent pas à lever votre préavis de grève, je me dois de prendre les décisions suivantes : du 11 au 15 janvier nous jouerons Le Malade imaginaire de Molière en remplacement de La Trilogie de la villégiature qui démarrera à partir du lundi 16 janvier dans le Théâtre éphémère. Nous assurerons ainsi avec la troupe et le personnel non gréviste notre mission de service public."

 

06 janvier 2012

Le Théâtre de La Huchette menacé : appel à la solidarité

Le prix des loyers parisiens s'envole, ce n'est pas une nouveauté. Mais cette surenchère ne touche pas que les particuliers. Le Théâtre de La Huchette en fait lui aussi les frais. Il est aujourd'hui menacé d'expulsion.

Depuis plus de 50 ans, on y joue, chaque soir, La Cantatrice Chauve et La Leçon de Ionesco. Au printemps dernier, peu après la 17 000 ème, j'avais assisté à une des représentations dans le cadre d'un reportage diffusé sur France 3 Ile-de-France.


Situé dans le quartier latin, ce théâtre fonctionne comme une coopérative dont les comédiens sont les actionnaires ...mais pas les propriétaires des murs. Coût du loyer : 52 000 euros par an. "On est aujourd'hui dans une situation critique avec un loyer que l'on ne peut plus honorer " explique Gonzague Phélip, membre de l'Association des amis du Théâtre de La Huchette. Le loyer a doublé en 15 ans. "Impossible de répercuter cette hausse sur le prix des billets : nous accueillons un public jeune, composé en grande partie de groupes scolaires. On tient donc à garder nos tarifs accessibles mais si on suivait l'évolution du loyer, il faudrait mettre le prix des places à 30 euros."

Et lorsque l'on ajoute à cette hausse de loyer, la très petite jauge du théâtre (90 places), on comprend vite que , malgré une salle souvent pleine, la dette grimpe à toute allure : 80 000 euros actuellement. L'Association des amis du Théâtre de la Huchette a donc lancé un appel aux dons, auprès des particuliers et des entreprises. "On sent que la possible disparition du Théâtre de la Huchette provoque une émotion, beaucoup de gens se mobilisent" poursuit Gonzague Phélip. Les fonds récoltés couvrent pour l'instant un quart de la dette mais la Huchette reste dans une "fragilité extrême".

Le Ministère a été appelé au secours, mais aucune proposition concrête à ce jour. L'objectif est double : apurer la dette, d'une part, et trouver un financement pérenne, d'autre part. "Nous assurons une mission de service public" tient à préciser Gonzague Phélip. Le théâtre, parallèlement aux représentations des pièces de Ionesco, met aussi l'accent sur la découverte de jeunes auteurs contemporains.

Espérons qu'un solution sera trouvée pour sauver ce lieu : voir une boutique de fringues ou un enième restaurant s'installer à cet endroit-là ferait vraiment mal au coeur.