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15 octobre 2011

François Morel enfile le costume de Monsieur Jourdain ... en janvier au théâtre de la Porte Saint-Martin

Visuel Bourgeois_modifié-1.jpgC'est une affiche qui donne envie dès qu'on la voit : François Morel dans Le Bourgeois Gentilhomme, mis en scène par Catherine Hiegel ! Ce sera à partir du 14 janvier 2012 au Théâtre de la Porte Saint-Martin.

Aux côtés du comédien - dont on peut en ce moment applaudir la fabuleuse mise-en-scène d'Instants critiques au Théâtre 71 de Malakoff - on retrouve Marie-Armelle Deguy, Emmanuel Noblet, Alain Pralon (sociétaire honoraire de la Comédie-Française), Stephen Collardelle, Héloïse Wagner, Camille Pélicier, Gilian Petrovski, David Migeot, Géraldine Roguez, Eugénie Lefebvre, Anicet Castel, Frédéric Verschoore, Joss Costalat, Romain Panassié, Olivier Bioret mais aussi cinq musiciens.

Quand on a vu L'Avare à la Comédie-Française, également mis en scène par Catherine Hiegel (qui fut, rappelons-le doyen de la troupe du Français), on savoure à l'avance ce que sera ce spectacle.

Une pièce que les Orléanais pourront voir avant les parisiens : dès le 15 novembre au Cado.

 

07 octobre 2011

Un concert pour la Journée mondiale du Refus de la Misère

Je n'ai pas l'habitude de vous parler ici de concerts, ni même de faire la publicité d'un spectacle avant de l'avoir vu. Si je fais une exception, c'est pour la bonne cause : le 17 octobre, pour la Journée Mondiale du Refus de la Misère, plus de plus de vingt artistes se produiront au profit de la Fondation Abbé Pierre.

affiche concert emmaus.jpg

Zazie, M, Nolwenn Leroy, June, Alain Souchon, Laurent Voulzy, Marie-Claude Pietragalla, Pierre Souchon, Ours, Juliette, Les Fatals Picards, Hollysiz (Cécile Cassel), Jean-Pierre Blanchard seront ainsi réunis sur la scène du Bataclan.

Ne lâchons rien, Concert au profit de la fondation Abbé Pierre. Lundi 17 octobre 2011 à partir de 19h00 Au Bataclan, 50, Boulevard Voltaire - 75011 Paris (Métro : Oberkampf ou Filles du Calvaire).
Tarif unique : 25€ (Placement libre)

10 juillet 2011

Festival d'Avignon : Frédéric Fisbach met en scène Juliette Binoche dans "Mademoiselle Julie" d'August Strindberg

"Bravo Mademoiselle Julie !"

Des trois pièces du In auxquelles j'avais prévu d'assister, Mademoiselle Julie n'était pas celle dont j'attendais le plus. D'abord parce que, bien qu'adorant Juliette Binoche, j'avais un peu de mal à me l'imaginer dans le rôle de cette jeune fille de bonne famille tentant de séduire son domestique... Ajouter à cela ma déception de la vieille avec Jan Karski (Mon nom est une fiction) ... Je me suis donc rendue au Gymnase Aubanel un peu méfiante.

Finalement, ce fut vraiment bien ! Merveilleusement interprêté. OK Binoche n'a pas l'âge du rôle mais elle est  malgré tout parfaitement crédible. Elle excelle autant dans le côté aguicheur du début de la pièce - avec en prime son visage extatique quand Monsieur Jean lui embrasse le pied , même expression qu'elle arborait dans Le Hussard sur le toit lorsque Angelo lui embrassait la main (j'adore cette scène !) - que dans la seconde partie, plus tragique.

Comparativement à la version de Mademoiselle Julie que j'ai pu voir au Théâtre de la Colline au printemps, il y avait beaucoup plus d'émotions dans cette version avignonaise. Exit les costumes du 19eme siècle, époque où le suédois August Strindberg écrivit la pièce. Juliette Binoche scintille dans une robe en lamé doré fendue jusqu'à mi-cuisse. Le metteur en scène Frédéric Fisbach nous propose une héroïne plus fragile et qui suscite plus l'empathie. Face à elle,  Monsieur Jean, sans perdre son côté arriviste, est moins  autoritaire  et calculateur que dans la mise en scène de Christian Schiaretti. Certes, Jean  (Nicolas Bouchaud) pousse Julie au suicide mais à plusieurs moment, on le sent compatissant envers cette fille perdue. Et puis il y a Bénédicte Cerutti qui donne de l'épaisseur au rôle assez réduit de Christine, en faisant, ici, un personnage à part entière.

Touchée par l'interprétation mais pas entièrement convaincue par la scénographie. Il y a de bonnes idées comme celle de rajouter une quinzaine de fêtard en arrière plan, derrière une baie vitrée. On entend la fête mais on la voit aussi. Par contre, dans toute la première partie, il y a aussi une baie vitrée entre le public et les trois protagonistes, enfermés dans une cuisine. Cela oblige les comédiens à avoir recours à des micros pour se faire entendre et crée un son un peu étouffé et déformé dont je ne suis pas fan. Pas fan non plus de la scène finale, éclairée en rouge et voix à nouveau déformées par les micros (mais j'ai adoré juste avant la lumière croissante, reconstituant le lever du jour jusqu'à nous éblouir totalement). Cela aurait donc mérité, à mon sens, d'être un peu plus épuré. Les choses les plus simples sont parfois celles qui créent en nous le plus d'émotions !

NB : la pièce sera en tournée dans plusieurs théâtres au cours de la saison 2011-2012, notamment au théâtre de l'Odéon du 18 mai au 24 juin 2012.