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14 novembre 2012

Au Théâtre 71 à Malakoff, "Sallinger" de Bernard-Marie Koltès version Amérique du Sud

"A la Sur Americana"

Sallinger Foto Carlos Furman.jpg
Photo : Carlos Furman

Ecrite en 1977, la même année que La Nuit juste avant les forêts, Sallinger (avec deux "l") de Bernard-Marie Koltès s'inspire de Salinger et de son Attrape-coeurs pour décrire une Amérique désenchantée. Sur la scène du Théâtre 71 à Malakoff, c'est une version sud-américaine, créée à Buenos-Aires, qui nous est proposée par Paul Desvaux et Céline Bodis, avec des acteurs argentins et des dialogues en Espagnol. 

La pièce s'ouvre sur des obsèques, celles du "rouquin" qui s'est suicidé. Sa famille est réuinie pour pleurer ce fils et frère chéri. Sa compagne, en retrait, n'a visiblement pas été conviée. Le rouquin était brillant, admiré par tous. Sa mort va agir comme un détonateur : chacun va exprimer son mal-être, au travers de longs monologues, et la famille va se disloquer  peu à peu. 

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Photo : Carlos Furman

En fond de toile : la guerre du Vietnam. Leslie, hanté par son frère, a reçu sa lettre de convocation. Son ami Harry préfèrera se jeter du haut d'un pont plutôt que de partir au combat : un symbole de la détresse de la jeunesse américaine de l'époque.  

La scénographie contribue à créer cette atmosphère de déclin : une vieille voiture garée devant deux conteneurs. Même si l'un des deux, la maison de la famille du rouquin,  est meublé coquêtement, c'est un peu la zone.

Cette plongée dans un New-York très sombre s'appuie sur des comédiens tous très poignants. Par delà la barrière de la langue, ils parviennent à nous émouvoir et on lit dans leurs yeux tout le désespoir qui anime ces personnages aussi bien que dans les sur-titres. 

Sallinger de Bernard-Marie Koltès (éditions Minuits), traduction en espagnol Violeta Weinschelbaum, mise en scène et scénographie Paul Desveaux. Avec Céline Bodis, Lucrecia Capello, Roberto Castro, Luciana Lifschitz, Javier Lorenzo, Franscico Lumerman, Anita Pauls et Martín Slipack.
Au Théâtre 71 à Malakoff jusqu'au 24 novembre 2012. Réservations : 01 55 48 91 00
Puis en tournée : au Havre (Le Volcan, Scène Nationale) du 27 au 29 novembre 2012 et à Montbéliard le 4 décembre 2012.

Commentaires

Voilà qui a l'air passionnant ! C'est bien le genre de spectacle qui m'emballe. Si j'y allais en plus ça me ferait travailler mon espagnol, ça ne serait pas plus mal...

Écrit par : Minyu | 16 novembre 2012

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