Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20 septembre 2012

Dom Juan ou le festin de pierre de Molière / Jean-Pierre Vincent / Comédie-Française

"Je ne puis refuser mon coeur
à tout ce que je vois d'aimable" 

(article mis à jour le 8 novembre 2013)


dom juan, moliere, comédie-française, théâtre éphémère, jean-pierre vincent, loic corbery, serge bagdassarian, suliane brahimReprise de Dom Juan de Molière à la Comédie-Française jusqu'au 9 février 2014, Salle Richelieu. 

"Pas d'actualisation" ni de "révérence historique" explique Jean-Pierre Vincent, metteur en scène de la pièce et ancien administrateur de la maison de Molière. A nous de trouver librement une raisonnance contemporaine à cette histoire de libertin rejetant toute croyance. Le metteur en scène s'autorise cependant une pirouette finale dont je vous laisse juge ne voulant pas vous la dévoiler par avance. 

Pour ceux qui auraient raté les billets précédents, le rôle titre a été confié à Loïc Corbery (note aux nouveaux lecteurs ce blog : je suis très fan donc plus du tout objective. Ma déontologie journalistique m'interdit donc de me lancer - à nouveau - dans une critique dithyrambique des qualités théâtrales de ce comédien !). Il incarne un Don Juan plus insouciant que mal-intentionné, un être léger qui butine de fleur en fleur bien plus qu'un prédateur. Et même si le héros demeure un grand provocateur, c'est tête baissée et mâchoire serrée qu'il accueille les reproches paternels, tel un adolescent à qui on vient faire la morale.  

Le côté comique de la pièce tient surtout sur les épaules de Serge Bagdassarian, formidable Sganarelle. Ses mimiques font mouche. La scène 1 de l'acte III, lorsque Sganarelle s'émerveille des capacités du corps humain pour justifier une existence divine, donne ainsi lieu  à  une chorégraphie des plus hilarantes. Elvire, alias Suliane Brahim, est très émouvante ; Jérémy Lopez fort amusant dans le rôle de paysan au parler rustique. 

On rit beaucoup grâce à cette mise en scène qui use de nombreux effets burlesques. Pour autant, le côté pamphlétaire de l'oeuvre, contre les croyances en tout genre, garde toute sa force. Le spectacle frôle les trois heures mais passe en un éclair. Une nouvelle réussite pour la Comédie-Française ! 

Dom Juan ou le Festin de pierre de Molière, mise en scène de Jean-Pierre Vincent. Avec Alain Lenglet,  Loïc Corbery, Serge Bagdassarian, Clément Hervieu-Léger, Gilles David, Suliane Brahim, Jérémy Lopez, Adeline d'Hermy et Jennifer Decker, et les élèves-comédiens de la Comédie-Française Lola Felouzis, Matëj Hofmann, Gabriel Tur, et Jean-Michel Rucheton. A la Comédie-Française, salle Richelieu en alternance jusqu'au 9 février 2014. Réservation : 0 825 10 1680

Commentaires

Heureusement que je ne suis pas journaliste, parce qu'avec moi, la "déontologie journalistique", elle passerait à la trappe. Quand un sujet me tient à cœur je suis incapable de me maîtriser !
Je suis vraiment triste de rater cette pièce. D'ailleurs dans mon esprit Dom Juan a toujours eu le visage de Loïc Corbery (ou de Stanley Weber)...

Écrit par : Minyu | 23 septembre 2012

Les commentaires sont fermés.