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31 août 2012

"Le Bonheur" avec Marie-Anne Chazel et Sam Karmann au Théâtre Marigny : reportage vidéo

Continuons notre tour d'horizon des pièces de la rentrée 2012 avec une vidéo cette fois : la semaine dernière, j'ai pu assister, pour un reportage diffusé sur France 3 Ile-de-France, à une courte répétition de la pièce Le Bonheur, présentée au Théâtre Marigny à partir de ce soir, vendredi 31 août. On retrouve sur scène Marie-Anne Chazel et Sam Karmann sur une variation autour du couple, sujet de prédilection du tandem Eric Assous / Jean-Luc Moreau. Marie-Anne Chazel était également l'invitée du journal de France 3 Ile-de-France, samedi 25 août. Voici donc le reportage et l'interview :

 

Le Bonheur de Eric Assous, mise en scène Jean-Luc Moreau. Avec Marie Anne Chazel  et Sam Karmann. Au Théâtre Marigny, salle Popesco, jusqu'au 22 décembre 2012, du mardi au samedi à 21h, matinée le samedi à 17h. Réservations :  0 892 222 333. 

25 août 2012

Callas à la Manufacture des Abbesses : quand la diva se livrait en conférence de presse

"Maitriser le Bel Canto ne suffit pas
à faire un bon chanteur"

callas,manufacture des abbesses,jean-yves picq,jean-marc avocat,noémie biancoIl est toujours extrêmement difficile de faire revivre un artiste sur scène. Surtout lorsque cet artiste est un monstre sacré, ultra médiatisé, comme la Callas. Le metteur en scène Jean-Marc Avocat s'y risque pourtant sur la scène de la Manufacture des Abbesses, s'appuyant pour cela sur un texte de Jean-Yves Picq et l'interprétation de Noémie Bianco.

Les spectateurs rechercheront forcément la ressemblance physique, les mimétismes.  On a tous vu Maria Callas au moins une fois, en vidéo ou en photo, entendu sa voix. La voici interviewée en 1970 à propos du film Médée de Pasolini :

Les interviews de la cantatrice sont le point de départ du texte de Jean-Marie Picq. Seule en scène, Noémie Bianco incarne la prima donna en conférence de presse. Une table, des micros, une rose posée au sol : voilà pour la scénographie.

Dans un monologue de près d'un heure trente, Callas se met peu à peu à nu. Comment sa mère l'a poussée vers le chant dès 13 ans, la faisant travailler 10 heures par jour, pourquoi elle refusa d'interprêter Tosca au Met à 22 ans, ses prétendus caprices ... aucun des sujets n'est laissé de côté. Callas fait front, assume, s'explique. 

"Ce n'est pas le public qui me fait peur, c'est tout se qui se passe dans ma tête, dans ma poitrine" finit-elle par avouer. Un degré d'exigence que les autres ne peuvent saisir, son mal-être de femme : seule au bord de la scène comme au bord d'un précipice, le personnage public se fendille ne laissant plus apparaitre que la douleur.

La prestation de Noémie Bianco nous touche. Le texte aussi. On regrette seulement cet accent un peu artificiel et agaçant même si l'on s'y accoutume au fil de la scène. Sans cela, peut être que l'émotion aurait encore été encore plus présente. Juste une femme qui nous livre ses pensées, ses craintes, ses angoisses. Nous faire oublier Callas pour mieux nous faire découvrir Callas en somme. 

Callas de Jean-Yves Picq d'après les interviews de Maria Callas, mise en scène Jean-Marc Avocat. Avec Noémie Bianco. A la Manufacture des Abbesses, jusqu'au 7 octobre 2012, les jeudis, vendredis, samedis à 21h et les dimanches à 17h. Réservations : 01 42 33 42 03

23 août 2012

"Les précieuses ridicules" déjantées de la compagnie La Savaneskise au théâtre du Lucernaire

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"Vous allez faire pic, repic et capot tout ce qu'il y a de galant dans Paris"

En attendant la rentrée théâtrale, le Lucernaire nous propose pendant quelques semaines encore sa programmation d'été. Parmi les pièces à l'affiche, Les Bonnes de Genet avec - entre autres - Odile Mallet dont je vous avez parlé l'année dernière mais aussi une version déjantée des Précieuses ridicules de Molière. A voir absolument d'ici le 15 septembre.

Le talent de cette mise en scène, signée Pénélope Lucbert, est de faire de Cathos et Magdelon  des adolescentes pimbêches comme on en croise tous les jours - mastication de chewing-gum et yeux levés au ciel  en signe d'exaspération compris - des suiveuses pas vraiment "fut-fut", prêtes à tout pour être In. Et pour parvenir à cela, pas besoin de changer une seule ligne du texte ! Juste de vêtir les demoiselles d'un perfecto en cuir. Et pour dépoussiérer le tout : quelques accords de guitare électrique (joués en live par Oskar Clark). On jubile.

L'interprétation vient renforcer cette mise en scène ébouriffante. La pièce repose en grande partie sur les personnages de Cathos, Magdelon et Mascarille : Justine Paillot, Ariane Brousse et Damien Vigouroux ce jour-là (il y a des alternances dans la distribution). Il faut voir les deux demoiselles, bouches ouvertes et yeux écarquillés, écouter Mascarille débiter son poème ; Justine Paillot se débattre avec la crinoline de sa robe et Ariane Brousse minauder sur le dossier d'un sofa (belle maîtrise de l'art de la chute !). Le clownesque est savamment dosé. Les rôles secondaires sont, eux aussi,  tous parfaitement à la hauteur. 

A noter : le rôle de Mascarille est assuré certains jours par Damien Zanoly. Le jeune comédien est aujourd'hui élève au Conservatoire national supérieur d'art dramatique et son interprétation m'avait déjà fortement enthousiasmée lors des journées de juin, cette année et l'année dernière.

Tous font partie de la compagnie Saveneskise et se sont rencontrés au cours Claude Mathieu, promotion 2008. Créer de manière collective est leur crédo. Ces Précieuses Ridicules sont leur premier spectacle. On attend les autres avec impatience !

Les précieuses ridicules de Molière, mise en scène de Pénélope Lucbert. Avec Régis Bocquet,Ariane Brousse, Barbara Gauvin, Aude Macé, Déborah Marique, Marion Lo Monaco, Denis Morin, Edouard Michelon, Justine Paillot, Cédric Révillion, Walter Stawinoga, Damien Vigouroux, Damien Zanoly, Jeanne Gogny, Regis Chaussard. Au Théâtre du Lucernaire, jusqu'au 15 septembre 2012, du mardi au samedi à 18h30. Réservations : 01 45 44 57 34 Durée : 1h10