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06 juin 2012

Escapade londonienne (épisode 1) : "Beaucoup de bruit pour rien" séduit les anglais

Je dois ici faire amende honorable : j'avais promis de vous faire un compte-rendu détaillé, depuis Londres, de la représentation de Beaucoup de bruit pour rien mais les divertissements londoniens ont eu raison de ma motivation ... De retour à Paris, je me rattrape donc.

Voici, pour commencer, un diaporama des lieux (cliquez sur la photo pour le visualiser)

beaucoup de bruit pour rien,shakespeare,globe theatre,clément poirée,bruno blairet,londonComme je vous le disais précédemment, le Shakespeare's globe theatre accueille depuis plusieurs semaines le festival "Globe to Globe".

Outre-Manche, royaume des "public relations", on ne plaisante pas avec la gestion des informations et donc des journalistes. J'ai donc dû me faire accréditer pour le "media call". Petite explication sur cette coutume toute anglo-saxonne qui consiste à convoquer toute la presse en même temps pour assister à une courte répétition et interviewer le metteur en scène et les comédiens. Un exercice qui a ses limites : à deux heures de la représentation, les répétitions étaient bien évidemment terminées et - en ce week-end de Jubilé Royal - les journalistes étaient peu nombreux au rendez-vous : j'étais toute seule !

beaucoup de bruit pour rien,shakespeare,globe theatre,clément poirée,bruno blairet,londonLe media call s'est donc transformé (et c'est tant mieux !) en une interview de Bruno Blairet, génial interprête de Benedict dans le spectacle. L'occasion pour lui de s'enthousiasmer sur ce projet qui montre à quel point les anglais ont "compris que Shakespeare appartenait au monde entier." Et c'est en vrai amoureux de ce dramaturge qu'il évoque cela, lui qui a déjà joué dans Le Roi Lear et qui souligne ne pas vouloir quitter Benedict de si tôt (le comédien fera d'ailleurs partie de la tournée la saison prochaine). A quelques dizaines de minutes de la représentation - et malgré le peu de temps de répétitions in situ, quelques heures seulement -  on sentait le comédien impatient de jouer la pièce dans son écrin originel.

Et quel écrin ! Pour avoir vu la pièce cet hiver au Théâtre de la Tempête, je peux vous dire que cette représentation-là n'avait rien à voir. En plein air - on entendait les oiseaux piailler mais aussi les avions passer - et sans décor, les comédiens ont vraiment joué avec toute leur énergie et leur enthousiasme. La salle, elle même, ne répondait pas de la même façon : plus dissipée, certes - au Globe, on peut boire sa pinte de bière en regardant le spectacle - mais aussi plus participative avec des chahuts sur les répliques mordantes et des sifflets sur les scènes de baisers. Sans oublier l'ovation finale, des plus chaleureuses. Un véritable retour aux sources en somme car ne l'oublions pas, loin de l'atmosphère un peu trop guindée que nous connaissons aujourd'hui, le théâtre est avant tout un art populaire.

Commentaires

Aaah je suis allée voir la pièce au Globe Theatre c'était vraiment un moment magique! Debout, juste devant la scène, tout près des acteurs pour encore mieux apprécier la pièce! Bruno Blairet est vraiment un acteur de talent -comme tout les autres de la pièce d'ailleurs-, son jeu est juste parfait! J'ai également eu la chance de voir un peu la répétition! Une souvenir de théâtre magistrale, une expérience que je ne suis pas prête d'oublier

Écrit par : Anah | 12 juin 2012

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