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04 novembre 2011

A voir cette semaine : le Bureau des lecteurs de la Comédie-Française

Le bureau des lecteurs de la Comédie-Française fait son retour ! C'est jusqu'à la fin de la semaine au Studio-Théâtre et, comme à l'accoutumée, ces lectures sont gratuites (pensez tout de même à réserver).

Petit rappel pour ceux qui ne sauraient pas en quoi cela consiste précisément : un cycle de lectures d'oeuvres contemporaines, françaises ou étrangères. Oeuvres qui ont été proposées à la Comédie-Française par leur auteur ou leur traducteur. Après une pré-sélection, ces oeuvres sont présentées au public. Certaines d'entres elles seront peut-être, dans un jour prochain, mises en scène dans l'une des trois salles de l'institution.

Mercredi soir, Dominique Constanza, Christian Hecq, Suliane Brahim et Pierre Niney nous proposaient Lune Jaune de l'Ecossais David Greig (traduction de Dominique Hollier). Un auteur qui a déjà eu les honneurs du bureau des lecteurs il y a quelques temps avec Le dernier message du cosmonaute à la femme qu'il aima un jour dans l'ex-Union soviétique. 

La pièce, écrite en 2006, nous décrit la cavale de deux adolescents dans les forêts du Nord de l'Ecosse. A 17 ans, Lee est le prototype du mauvais garçon, désoeuvré et coincé entre une mère dépressive et un beau-père encombrant. Lorsque, au cours d'une bagarre, il tue celui-ci, la seule solution est de partir loin, très loin, à la recherche d'un père qu'il ne connaît pas. Une fuite dans laquelle il entraîne la trop sérieuse et trop discrête Leïla, rencontrée quelques minutes plus tôt. Pourquoi le suit-elle ? Elle même ne se l'explique pas, magnétisée par le charisme de Lee comme nous le fûmes tous par celui de Pierre Niney qui l'incarne.

Le jeune pensionnaire, déjà remarquable dans Le Jeu de l'amour et du hasard de Marivaux, illumine la scène. Il alterne les moments d'exaltation - un passage de human beatbox digne d'un rappeur pro - et d'émotion sans la moindre difficulté. A le regarder, on se dit que cette pièce doit absolument être montée, pour que l'on ait la chance de voir sa prestation dans une vraie mise-en-scène, au delà de cette simple lecture, tant le rôle lui va bien. 

Car c'est cela, le bureau des lecteurs : des lectures qui peuvent procurer beaucoup plus d'émotions que des spectacles à gros budget proposés ailleurs.


Vendredi 4 novembre à 20h30 : La ville d'à côté, de Marius Ivaskevicius, traduit du lituanien par Akvile Melkunaite, avec Claude Mathieu, Jean-Baptiste Malartre, Eric Génovèse, Clothilde de Bayser et Emilie Prévosteau.
Samedi 5 novembre à 20h30 : Erwin Motor / Dévotion, de Magali Mougel, avec Sylvia Bergé, Denis Podalydès, Jennifer Deckeret Guillaume Mika.
Dimanche 6 novembre à 14h : hamlet est mort. gravité zéro d'Ewald Palmetshofer, traduit de l'allemand (Autriche) par Laurent Milliron, avec Claude Mathieu, Jean-Baptiste Malartre, Alexandre Pavloff, Nâzim Boudjenah, Jennifer Decker et Cécile Morelle.
Réservations : 01 44 58 98 58 (entrée libre sur réservation par téléphone)

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