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27 septembre 2011

"Hollywood" ou la naissance du plus grand film de l'histoire du cinéma au Théâtre Antoine

hollywood,samuel le bihan,daniel russo,thierry fremont,francoise pinkwasser,daniel colas,theatre antoine,autant en emporte le vent, ron hutchinsonUn peu en retard dans mes notes, je l'avoue : voilà 10 jours que j'ai vu Hollywood au Théâtre Antoine. Un manque d'empressement à écrire ce billet qui traduit mon impression sur la pièce : une soirée sympathique, certes, mais pas une  révélation théâtrale.

L'histoire a pourtant de quoi séduire : c'est celle de la naissance - ou plutôt du sauvetage - du film Autant en emporte le vent. On est en 1939. Le tournage du film tiré du roman de Margaret Mitchell a débuté, sous la direction de Georges Cukor. Mais le producteur, David O. Selznick sent que le projet va droit dans le mur. Il suspend - à grand frais -  le tournage et décide de faire appel à un nouveau scénariste et un nouveau réalisateur. Objectif : revoir entièrement le scénario en 5 jours et 5 nuits seulement pour perdre le moins d'argent possible. Seul hic : le scénariste n'a pas lu le roman. Qu'importe, les deux autres lui mimeront l'histoire, incarnant tours à tours Scarlett, Rhett, Ashley, Prissy ...

Selznick (Daniel Russo) séquestre alors, dans son magnifique et spacieux bureau hollywoodien, Ben Hecht (Thierry Frémont), scénariste en vogue, et Victor Fleming (Samuel Le Bihan) qu'il a débauché du tournage du Magicien d'Oz. C'est le ressort comique de la pièce : un huis-clos burlesque où les trois hommes, privés de sommeil et ne mangeant que des bananes et des cacahouètes, vont jusqu'à la crise de paranoïa.

Et le problème c'est que  du burlesque au gag un peu lourd, il n'y a parfois qu'un pas ... Des lourdeurs que l'on ressent surtout dans la première partie. Les trois acteurs joue bien mais on tombe un peu dans la répétition par moment. Heureusement, le dernier tiers de la pièce gagne en rythme et on rit plus volontiers. "La pièce fini mieux qu'elle n'a commencé" dira, assez justement, un spectateur près de moi.

Intercalé entre deux gags, le "message" de la pièce : le racisme du vieux Sud fait écho à la montée du nazisme et soulève une polémique entre Hecht et Selznick, sur le mode "l'artiste doit-il prendre position ?" Peut-être l'élément le plus intéressant de l'histoire. Pour le reste, on connait tous l'épilogue : 8 oscars, dont celui de meilleur réalisateur pour Fleming, et un film devenu un monument du cinéma.

Hollywood (Moonlight and magnolias) de Ron Hutchinson, adaptation de Martine Dolléans, mise-en-scène de Daniel Colas. Avec Daniel Russo, Thierry Frémont, Samuel Le Bihan et Françoise Pinkwasser. Au Théâtre Antoine, du mardi au vendredi à 21h, samedi 16h et 21h, dimanche 15h30. Réservations : 01.42.08.77.71

Reprise au Théâtre du Gymnase jusqu'au 1er avril 2012, du mardi au samedi à 21H , matinée le samedi à 16h et le dimanche à 17H. Réservations : 01 42 46 79 79.

Commentaires

Faux ! Ce que vous dites est faux ! Aussi bien pour le spectacle que pour les Oscars ! C'est navrant !

Écrit par : Croutet | 16 novembre 2011

Très cher Croutet,

Merci d'avoir relevé l'erreur en ce qui concerne les Oscars, c'est effectivement 10 et pas 8 ... Toutes mes excuses.

Pour le reste, vous pourriez développer votre propos afin que je puisse me défendre : en quoi ce que je dis sur le spectacle est-il faux ? Merci d'éclairer ma lanterne.

(et navrée d'être navrante !!!!!!)

Écrit par : Audrey | 16 novembre 2011

Je regrette de ne pas avoir vu votre critique plus tot.
Je suis allé voir cette pièce la semaine dernière.
Quelle déception !
Le texte est médiocre.
Et les acteurs en font des tonnes.
C'est lourd et répétitif.
Et on est gêné de voir le public se tordre de rire devant tant de gesticulations....
Heureusement, il y a un petit message de fond sur l'univers d'Holywood, sur l'antisémitisme, la place de l'artiste...
Mais c'est mince.

Écrit par : Christophe | 03 janvier 2012

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