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08 mai 2011

Les justes, les bonnes et les fées

Ne vous attendez pas à lire dans ce billet une critique de pièce. Certes, je vous avais dit dès le départ que je ne serai pas toujours objective mais là, pour les deux pièces dont je vais vous parler, ma déontologie me pousse à vous dire encore plus clairement les choses : cet article est une pub ! Rassurez-vous, je n'ai pas été payée pour l'écrire. J'ai simplement beaucoup de tendresse pour deux  personnes liées à ces spectacles.

lesjustes.jpgAu Théâtre du Nord-Ouest, Odile Mallet et Geneviève Brunet mettent en scène Les Justes d'Albert Camus.

Odile et Geneviève, ce sont mes bonnes fées. Pas des fées qui transforment les citrouilles en carrosses ou les crapauds en prince, mais des fées qui enlèvent les "canards" (l'expression est d'elles) dans la voix des journalistes et leur donnent ainsi un ton suave de princesse (bon, en ce qui me concerne, il reste encore pas mal de chemin à parcourir)
Depuis un an que je les côtoie, ces deux comédiennes, soeurs jumelles, ne cessent de me surprendre par leur appétit de théâtre et leur constante bonne humeur (jamais de problèmes avec elle, que des solutions ! Et même quand  je suis un peu désabusée par mon travail,  elles arrivent toujours à me redonner le sourire et à me faire voir le bon côté des choses. Des bonnes fées, je vous dit !)
Après plus d'un demi-siècle passé sur les planches - et avec un CV impossible à résumer en quelques lignes (mais en trois clic, vous trouverez leur biographie, je vous fait confiance) -  Odile et Geneviève ont toujours la passion chevillée au corps, toujours un projet dans leurs cartons , une pièce en cours de répétition, une lecture à préparer, des décors ou des costumes à trouver ... et elles savent aussi donner leur chance à deux jeunes comédiens comme pour cette distribution des Justes. Les plus cinéphiles d'entre vous les ont sans doute aperçues dans La Cité des enfants perdus de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro (1995). Elles y interprêtent le personnage de la Pieuvre. En voici un extrait (j'adore la scène où l'une aspire la fumée et l'autre l'expire: c'est un peu ça dans la vie, toujours une pour finir la phrase ou préciser la pensée de l'autre)


Si vous allez voir Les Justes, outre le plaisir de voir une des deux soeurs en scène (elles jouent en alternance le rôle de l'archiduchesse), vous ferez aussi une bonne action: soutenir le théâtre du Nord-Ouest. Un théâtre fondé en 1997 par Jean-Luc Jeener et qui accueille chaque année une trentaine de troupes différentes. Si les lieux sont assez spartiates,  la programmation est, elle, plutôt audacieuse, fonctionnant en cycles (en ce moment, les écrivains politiques) et proposant souvent des intégrales. La philosophie de ce théâtre : le partage. Partage entre les public et les artistes mais aussi partage de la recette entre les spectacles qui "marchent" et ceux qui ont du mal à trouver leur public.

les justes,camus,theatre du nord-ouest,odile mallet,jean genet,theatre a,genevieve brunet,les bonnes,les lilasDeux pièces vous disais-je au début du billet : Odile Mallet joue aussi en ce moment dans Les Bonnes de Jean Genet, mise en scène de Serge Gaborieau et Armel Veilhan au Théâtre A (Les Lilas). Je n'ai pas encore vu la pièce - et pour cause, cela ne commence que demain - mais je vous en parle dès à présent car il n'y a que 10 représentations et la salle est vraiment très petite. Il est donc impératif de réserver au plus vite si vous voulez voir ce spectacle.

Les Justes d'Albert Camus, mise en scène Odile Mallet et Geneviève Brunet, avec Guy Bourgeois, Marta Corton-Vinals ou Marie Fortuit, Lionel Fernadez, Jean-Gerard Heranger, Julien Lifszyc, Odile Mallet ou Genevieve Brunet ou Catherine Precourt et Laurent Prache, au Théatre du Nord Ouest (13 Rue du Faubourg Montmartre) en alternance. Réservation : 01 47 70 32 75.

Les Bonnes de Jean Genet, mise en scène Serge Gaborieau et Armel Veilhan, avec Marie Fortuit, Odile Mallet, et Violaine Phavorin, tout l'été au Théâtre du Lucernaire.

 

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