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29 avril 2011

The prettiest Kate in Christendom

En ce jour de mariage princier, j'ai envie de vous parler de Kate. Rassurez-vous, pas de Miss Kate M. mais d'une autre Kate, britannique elle aussi et liée à un certain William ... Shakespeare. Aviez-vous remarqué que l'épouse du probable futur roi d'Angleterre a le même prénom que La mégère apprivoisée ? Alors pour me joindre aux réjouissances de ce 29 avril, je vous propose un extrait de l'oeuvre, en V.O. of course. Le début de mon passage préféré : celui où Petruchio rencontre Kate pour la première fois (la suite est aussi très piquante mais la scène est beaucoup trop longue pour la copier en entier ici)

PETRUCHIO
    
Good morrow, Kate; for that's your name, I hear.

KATHARINA 
    Well have you heard, but something hard of hearing:
    They call me Katharina that do talk of me.

PETRUCHIO 
    You lie, in faith; for you are call'd plain Kate,
    And bonny Kate and sometimes Kate the curst;
    But Kate, the prettiest Kate in Christendom
    Kate of Kate Hall, my super-dainty Kate,
    For dainties are all Kates, and therefore, Kate,
    Take this of me, Kate of my consolation;
    Hearing thy mildness praised in every town,
    Thy virtues spoke of, and thy beauty sounded,
    Yet not so deeply as to thee belongs,
    Myself am moved to woo thee for my wife.

KATHARINA 
    Moved! in good time: let him that moved you hither
    Remove you hence: I knew you at the first
    You were a moveable.

 

Et en voici la traduction* (du moins une des versions) dans laquelle on ne retrouve malheureusement pas certains jeux de mots.

PETRUCHIO
    Bonjour, Cateau ;
    car c'est là votre nom, ai-je entendu dire ?


CATHERINE
    Vous n'êtes donc pas sourd ...
    mais vous avez l'oreille un peu dure :
    Ceux qui parlent de moi me nomment Catherine.

PETRUCHIO
    Vous mentez, ma parole !
    car on vous nomme Cateau tout court,
    ou la jolie Cateau,
    ou bien parfois Cateau-la-harpie ;
    mais Cateau,
    la plus ravissante Cateau de la chrétienté,

    Cateau du Château-Gâteau, Cateau ma super-friande,
    car tout gâteau est friandise,
    Donc, Cateau, écoute un peu, Cateau, de ma consolation,
    ce que j'ai à te dire ;
    ayant entendu, dans toutes les villes que je traversais,

    louer ta douceur, célébrer tes vertus
    et proclamer ta beauté,
    bien moins cependant qu'elles ne le méritent,
    je me suis senti porté à te rechercher pour épouse


CATHERINE
    Porté ! voyez-vous cela ...
    Eh bien, que celui qui vous porta vous remporte.
    J'ai vu tout de suite que vous étiez un meuble

Il y a deux ans, la pièce était donnée à la Comédie française. Je sais que beaucoup de passionnés de théâtre n'ont pas aimé la mise-en-scène de Oskaras Korsunovas mais j'ai adoré (les mauvaises langues, on se tait : ce n'est pas juste à cause du comédien qui jouait Petruchio !).

Et forcément, on ne peut pas parler de La mégère apprivoisée sans évoquer Elisabeth Taylor et Richard Burton. En voici un court extrait, le seul que j'ai trouvé en ligne :

 

*Traduction de Marcelle Sibon (édition Flammarion)

Commentaires

Voilà une pièce de Shakespeare que je n'ai jamais lue... J'aime beaucoup cet extrait, je vais essayer de me la procurer.
N'est-ce pas Loïc Corbery, par hasard, qui jouait Petruchio ?

Écrit par : Minyu | 30 avril 2011

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