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17 avril 2011

Si vous avez manqué la 25e nuit des Molières

La cérémonie des Molières, c'était ce dimanche soir, sur France 2, en direct de Créteil.

En lever de rideau : Jeux de scène de Victor Haïm, interprêté avec brio par Zabou Breitman et Léa Drucker. Un face à face drolissime entre une actrice-bimbo sur le retour (Zabou Breitman) et une écrivaine intello qui se lance dans la mise-en-scène.

Avant que la remise des statuettes ne débute, Michel Galabru, président d'honneur, nous a offert un discours à sa sauce, tout en humour.

La première distinction, le Molière du Comédien, a été décernée à Christian Hecq pour Un fil à la patte. Le comédien, visiblement ému, était bien loin des personnages clownesques qu'il interprête habituellement.

Molière de la comédienne dans un second rôle : Bulle Ogier (Rêve d'automne)

Molière du comédien dans un second rôle : Guillaume Gallienne, déjà récompensé l'année dernière dans la catégorie révélation théâtrale ("Waouw j'ai le vent en poupe" a-t-il lancé un recevant son prix). Deuxième prix donc pour Un fil à la patte. Ça tombe bien, je vais voir la pièce demain soir : l'ambiance devrait être à la fête !


Molière de la pièce comique : Thé à la menthe ou t'es citron, déjà nommée (mais sans succés) l'année dernière. La pièce a été un vrai succés côté public. Elle est actuellement en tournée.

A noter cette année : un soin particulier apporté à l'animation de la soirée. Michel Fau, grimé en cantatrice,  nous a livré une version lyrique de "Y'a quelqu'un qui m'a dit" de Carla Bruni ; le comédien Laurent Lafitte a assuré assez brillamment la présentation, secondé successivement par Mélanie Doutey, Guillaume Gallienne, Valérie Bonneton et Judith Magre (oh ! ce fougueux baiser !).

Molière d'honneur pour Peter Brook, arrivé au bras de Juliette Binoche, devant un public debout.

Molière du jeune talent féminin : Georgia Scalliet pour son rôle dans Les Trois soeurs (et de 3 pour la Comédie française !).

Molière du jeune talent masculin : Guillaume Marquet (Le Dindon)

Et là, c'est le drame ! Entre la mise à jour de ce billet et le live-twitt, je ne sais plus où donner de la tête (et j'ai failli rater LE meilleur plan de coupe de la soirée, merci Mister Daïc et merci le contrôle du direct pour revivre cet instant-là)

Molière de l'adaptateur : Julien Sibre (Le repas des fauves)

Molière du théâtre musical : Une flûte enchantée, mise en scène de Peter Brook.

Après le traditionnel discours dédié aux intermittents,la remise des prix reprend avec le Molière du créateur de costume (Jean-Daniel Vuillermoz pour Henri IV), celui du créateur lumière (Dominique Bruguière pour Rêve d'Automne), celui du décorateur scénographe (Richard Peduzzi pour Rêve d'Automne aussi).

Molière de la comédienne : Catherine Hiegel pour son rôle dans La mère, une pièce écrite par Florian Zeller et mise en scène par Martial di Fonzo Bo. Une belle revanche après son éviction l'année dernière de la Comédie française ,dont elle était la doyenne, après 40 ans de bons et loyaux services.

Judith Magre (j'A-DO-RE !) a remis le Molière de l'auteur francophone vivant à Joël Pommerat pour Ma Chambre froide, celui du metteur en scène à Julien Sibre pour Le repas des fauves (et de 2 !)et Arthur Jugnot, en costume de marin, celui du spectacle jeune public à Vy de Michèle NGuyen.

Molière des compagnies : Ma chambre froide, Joël Pommerat / Compagnie Louis Brouillard.

Et pour conclure, le Molière du théâtre privé revient à Le repas des fauves (troisième récompense pour cette pièce de Vahe Katcha, adaptée par Julien Sibre, toujours à l'affiche au Théâtre Michel), celui du théâtre public à Un fil à la patte mis en scène par Jérôme Deschamps à la Comédie française (demain soir, cela va vraiment être la fête. J'ai beaucoup râlé de ne pas réussir à acheter des places plus tôt mais finalement, ça tombe très bien !)

La Comédie française est donc la grande gagnante de cette soirée, avec quatre récompenses. Une distinction qui tombe à pic, au moment où le renouvellement du mandat de Muriel Mayette vient d'être annoncé. Sur scène, l'administratrice a fait venir tous les comédiens de la troupe présents dans la salle.

Restent les oubliés : Diplomatie avec Niels Arestrup et André Dussolier (tous deux étaient nommés pour le Molière du comédien) au Théâtre de la Madeleine et Le Prénom au Théâtre Edouard VII. Deux pièces qui ont pourtant remporté les suffrages du public.

Commentaires

Je n'ai bien évidemment pas manqué cette soirée... Le moment que j'ai trouvé le plus émouvant est celui où Guillaume Gallienne a dit à Thierry Hancisse : "Thierry, tu n'es pas un second rôle. Toi, c'est le Molière du meilleur comédien ou rien !" (ou quelque chose dans le genre). Il avait l'air presque gêné de remporter le Molière...

Écrit par : Minyu | 28 avril 2011

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