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25 janvier 2011

"La duchese de Malfi" au Théâtre 71 à Malakoff

"Elle ternit le passé et illumine l'avenir"

Cette pièce-là pourrait bien entrer dans le top 10 de celles que j'ai le plus aimées. Un beau texte, une héroïne fascinante, voire éblouissante, et une interprétation irréprochable.

Il s'agit de La duchesse de Malfi, présentée au Théâtre 71 à Malakoff. Comme beaucoup, je ne connaissais pas ce texte, ni même son auteur, l'Anglais John Webster, contemporain de Shakespeare. Mais comme j'ai toujours un a priori positif sur les pièces dont le rôle-tître est une femme, j'ai tenté l'aventure.

J'ai lu (et je ne dirai pas où) que cette pièce était "un pilier du répertoire britannique". Je me suis alors sentie un peu ignare mais, en bonne journaliste, j'ai cherché à vérifier l'info. Et cela tombe bien, une de mes proches est mariée avec un Anglais et vit en Angleterre. Alors Webster? Inconnu au bataillon (bon, je vous l'accorde, mes amis ne sont pas des spécialistes du théâtre élisabéthain, mais quand même, "un pilier du répertoire" ...). J'ai donc poursuivi mes recherches sur le net. Webster est principalement connu pour deux oeuvres :  The White Devil (1609-1612) et The Duchess of Malfi (1613-1614, éd. 1623), parfois traduite en Français sous le tître La Duchesse d'Amalfi. Quant à savoir si ces ouvrages sont étudiés par les écoliers britanniques, il semblerait que non ...

Bien dommage donc que cette duchesse-là soit si méconnue. Jeune veuve, elle se voit interdire un second mariage par ses deux frères. Qu'importe, la duchesse est une insoumise qui, non seulement passe outre et se remarie, mais, qui plus est, choisit pour mari son intendant, un homme n'ayant pour rang et fortune que son intelligence. Un vrai mariage d'amour qui reste secret et duquel naîtront trois enfants. La tragédie, car c'en est une, débutera lorsque les deux frères découvriront cette union et y mettront fin au  nom de la morale - alors même que l'un des deux, cardinal, vit de façon des plus dépravée, et que l'autre nourrit des sentiments incestueux pour sa soeur ... Et c'est dans les épreuves que ses chers frères lui font subir qu’apparaît au grand jour la grandeur de l'héroïne. Pour rien au monde elle ne reniera son amour, quitte à être ouvertement traitée comme une putain.  

L'histoire est écrite au 17eme siècle, l'action se déroule au 16eme siècle en Italie (s'inspirant de l’histoire vraie de la Duchesse d’Amalfi et d’Antonio Bologna à Milan) mais le texte est résolument moderne. Sans doute parce qu'il a été retraduit et adapté  par la metteuse-en-scène elle-même, Anne-Laure Liégeois, en collaboration avec Nigel Gearing. Un travail ciselé qui nous suspend aux lèvres des comédiens pendant 3h15 (tout de même) sans que l'on s'ennuie une seule minute.

Chapeau bas !

Au Théâtre 71 à Malakoff jusqu'au 5 février 2011 puis à Châtenay-Malabry (92) le 10, à Colmar les 16 et 17. En mars : Amiens (les 8 et 9), Limoges (du 15 au 18) et Besançon (du 23 au 25 mars 2011) 

Commentaires

Ca donne envie!Tu crois que le texte en francais est disponible pour pouvoir lire cette adaption qui semble faire au bout du compte de ce Webster un incontournable?

Écrit par : Lucielulu | 28 janvier 2011

Pour répondre à ta question, Lucie :
"La duchesse d'Amalfi" de John Webster, traduction Gisèle Venet. Ed. Belles lettres
ISBN : 2-251-79987-7

Écrit par : Audrey | 30 janvier 2011

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