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12 janvier 2011

"20 000 lieues sous les mers" à l'Alhambra

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"20 000 lieues sous les mers" au théâtre, comment est-ce possible ? Le roman de Jules Verne se préterait plutôt à une adaptation cinématographique, façon blockbuster en 3D et son saturé. Le style de film que je fuis, à peine en ai-je aperçu l'affiche ...

Et lorsque l'on découvre que le spectacle en question dure seulement une heure vingt et que la distribution se résume  à deux comédiens, les interrogations deviennent vite de lourdes craintes.

C'est donc un peu sceptique que je me suis installée dans mon fauteuil à l'Alhambra ce soir-là.

IMG00136-20101207-1411.jpg Pourtant, avant même que le spectacle ne débute, le charme opère. Le décor est soigné, la bande son qui nous accueille aussi. On est déjà dans l'atmosphère, prêts à plonger.

Et puis il y a l'accueil, déjà du spectacle ! Au milieu des fauteuils, Antoine Dumont d'Urville (alias Thierry Le Gad) tout nouvel assistant du professeur Aronnax, nous salue individuellement, nous remercie chaleureusement de notre venue et prend le temps de papoter un instant avec nous. Le procédé n'est pas nouveau, mais il fonctionne à chaque fois.

Quand je vous disais que la distribution se limitait à deux comédiens, c'était oublier les figurants : coquillages vides, poissons empaillés, crâne de dinosaure et autres accessoires "interprêtent" les autres personnages avec brio, tels des marionnettes auxquelles le Professeur Aronnax, alias Sydney Bernard, prête voix.

Autre procédé qui me séduit à coup sûr (je suis restée une enfant, je sais !) : les effets spéciaux . En la matière, l'adaptation théâtrale du film "Les 39 marches" - l'année dernière au théâtre La Bruyère - avait fait fort. Course poursuite au sommet d'un train, long périple dans la lande écossaise, atmosphère pluvieuse ... L'ingéniosité était au rendez-vous pour restituer au mieux les scènes du film.

Oui mais là, comment faire ? Une attaque de calamar  géant (ou bien était-ce un poulpe ?), cela doit être surprenant, effrayant, violent ... Et bien tout y est. Je ne vous dirait pas comment car ce serait gâcher votre plaisir de futur spectateur. Mais sachez que vous ne sortirez pas indemnes après l'attaque de ce monstre marin. Décoiffés et mouillés mais probablement hilares aussi ...Et convaincus, comme moi, que finalement adapter Jules Verne au théâtre, en une heure vingt et avec deux comédiens seulement, c'est possible quand on a du talent.

 

"20 000 lieues sous les mers" à l'Alhambra jusqu'à 30 janvier 2011.

 

Note au lecteur : le poisson en photo ci-dessus n'a absolument rien à voir avec ce spectacle. C'est un poisson que j'ai rencontré il y a quelques semaines dans un restaurant parisien. Un peu cabot, il s'est prêté de bonne grâce à une fastidieuse séance photo. Sa patience méritait bien d'être récompensée ...


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