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02 mars 2015

Concours : Gagnez deux places pour "Brassens, lettres à Toussenot" au Guichet Montparnasse

unnamed1.jpgJusqu'au 28 mars 2015, le Guichet Montparnasse met à l'affiche la pièce Brassens, lettres à Toussenot de la compagnie Je suis ton père.

Une fois n'est pas coutume, je vous parle d'un spectacle que je n'ai pas vu. Vous le savez, mes sorties théâtrales sont devenues par la force des choses plus rares ... Fort gentiment, les organisateurs de ce spectacle me proposent de faire gagner les deux places qu'ils me destinaient à un lecteur du blog.

 

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A la fin des années 50, Brassens et le philosophe Roger Toussenot échangèrent de nombreuses lettres. Une correspondance dans laquelle on retrouve l'univers poétique de Brassens.

Pour remporter ces places, je vous propose de participer un petit concours très simple : dites moi quelle est votre chanson préférée de Brassens et expliquez moi pourquoi en 5 ou 10 lignes. Envoyez le tout par mail à audrey.natalizi@gmail.com d'ici dimanche 8 mars 2015. Celui qui sera le plus émouvant, le plus touchant, remportera les deux places, pour la représentation de son choix. C'est très subjectif, il est vrai mais on ne va pas convoquer un huissier pour faire un tirage au sort !!!!

D'ici là, voici une présentation du spectacle :


Brassens, lettres à Toussenot, mise en scène de Vincent Mignault et Nicolas Fumo. Avec Vincent Mignault, Laure-Estelle Nézan, Nicolas Fumo, Amélie Legrand. Au Guichet Montparnasse, jusqu'au 28 mars 2015, les  vendredis et samedis à 19h. Réservations au 01 43 27 88 61.

25 février 2015

Zazie dans le Métro d'après Raymond Queneau / Sarah Mesguich / Le Lucernaire

"Aussi bonne que Michèle Morgan
dans La Dame aux camélias"

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Photo : Alain RICHARD

Dans la famille Mesguich, je demande la fille. Après Daniel, le père - à la tête du Conservatoire National supérieur d'art dramatique durant de nombreuses années - et William, le fils (dont on a apprécié les adaptations des Mystères de Paris et des Fables de la Fontaine) je découvre avec plaisir le travail de Sarah qui signe au Lucernaire la mise en scène du roman de Raymond Queneau Zazie dans le métro.

La jeune Zazie débarque à Paris, confiée à son oncle Gabriel pour quelques jours tandis que sa mère file rejoindre son amant. Le rêve de la fillette : prendre le métro. Malheureusement pour elle, celui-ci est paralysé par une grève. Son séjour sera cependant parsemé de rencontres avec des personnages plus pittoresques les uns que les autres : Charles le chauffeur de taxi, Mado-Petits-Pieds la serveuse ou encore le mystérieux  Trouscaillon. Du bar de Turandot à la Tour Eiffel en passant par le cabaret où se travestit chaque soir Tonton Gabriel, la gamine culottée nous fait découvrir le Paris des années 50, façon carte postale.

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Photo : Chantal Depagne

L'adaptation des tribulations de cette chipie se concentre sur quelques scènes clefs du livre. La langue de Queneau est bien là, argotique et savoureuse. Géniales les scènes où Zazie envoie promener son monde avec une bordée de jurons (on tremble tout de même à l'idée que sa propre progéniture s'exprime un jour de la sorte !). Fantastique aussi ce diner où la gamine, debout sur la table au milieu des assiettes, explique qu'elle veut devenir institutrice pour "faire chier les mômes". Et l'on trépigne devant son enthousiasme à lister tous les sévices que la diablesse compte infliger à ses élèves. Jubilatoire !

On se laisse avoir par la prestation de Léopoldine Serre, impeccable dans le rôle de la pré-adolescente (en alternance avec Joëlle Luthi) au point que l'on crut que la comédienne avait peu ou prou l'âge du rôle. Il fallut un coup d'œil sur le dossier de presse pour s'apercevoir de la méprise ... Remarquables aussi les prestations de Jacques Courtès dans le rôle du Tonton travesti et de Charlotte Popon (vue dans Un Bon Petit diable l'année dernière à La Folie Théâtre) incarnant à elle seule tous les autres personnages féminins. L'ensemble de la troupe livre une interprétation réjouissante.

On regrettera juste quelques passages un peu grotesques,   notamment les scènes entre la veuve Mouaque et l'agent de police. En frisant le ridicule et le burlesque, on perd de vue les thèmes de société plus sérieux abordés par le roman comme le viol, la pédophilie ou l'homosexualité. Un spectacle plaisant malgré ces quelques écueils. A découvrir jusqu'au 12 avril 2015 au Lucernaire. 

Zazie dans le métro d'après Raymond Queneau, adaptation et mise en scène Sarah Mesguich. Avec Joëlle Luthi, en alternance avec Léopoldine Serre, Jacques Courtès, Charlotte Popon, en alternance avec Amélie Saimpont, Tristan Wilmott, en alternance avec Alexis Consolato, Alexandre Levasseur, Frédéric Souterelle. Au Théâtre du Lucernaire (Paris, 6e), du mardi au samedi à 20h, dimanche à 17h, jusqu'au 12 avril 2015. Réservations au 01 45 44 57 34. Durée 1h30.

06 février 2015

Grand Fracas issu de rien / Pierre Guillois / Théâtre 71 à Malakoff

"Je ne suis pas déçue."
 

Qu'est-ce qui relie un gymnaste, un jongleur, une soprano colorature, un percussionniste et un comédien ? Rien. Mais de ce rien peut naitre un grand fracas. Grand Fracas issu de rien, c'est le titre de la pièce actuellement à l'affiche au Théâtre 71 de Malakoff, mise en scène par Pierre Guillois.

L'idée initiale est audacieuse : mêler des numéros de jonglage et de gymnastique et des textes de Valère Novarina, le tout mis en musique par des percussions et du chant lyrique. Le résultat est hétéroclite, voire hétérogène, mais non dénué d'humour. On sourit beaucoup devant ce joyeux bazar comme lors de ce moment où le gymnaste veut récupérer son cheval d'arçon, squatté par la soprano en robe du soir. Le sportif ne s'embarrasse guère : voilà la diva chargée sur son épaule comme un sac de pommes de terre et déposée promptement sur les barres parallèles. La dame, elle, poursuit (presque) imperturbable son chant, même coincée sur l'agrès dans la position du cochon pendu.
 
On louera les prouesses techniques de chacun : habilité du jongleur, capacité physique du gymnaste, diction impeccable du comédien qui débite un texte des plus ardus à toute allure ... On appréciera aussi le recours à la vidéo : au milieu de la scène un voile permet les projections graphiques. Les protagonistes entrent alors en lutte avec des formes tombées du ciel. Instant fort poétique lorsque le comédien résiste à une pluie de lettres grace à un parapluie sur lequel les caractères rebondissent.
 
"Des numéros dont une des vertus doit être de nous impressionner" explique la note d'intention du spectacle. On peut dire que le contrat est réussi et même au delà. Plus qu'impressionnés, on est amusés et séduits. 

Grand Fracas issu de rien création collective sur un concept de Pierre Guillois. Avec Claire Bardainne (interprétation numérique), Lucas Antonellis (gymnastique), Sevan Manoukian (chant), Adrien Mondot (jonglage et informatique), Dominique Parent (jeu) et Benjamin Sanz (percussions). Au Théâtre 71 à Malakoff, mardi et vendredi à 20h30, mercredi, jeudi et samedi à 19h30, dimanche à 16h, jusqu'au 12 février 2015. Réservations au 01 55 48 91 00.
Durée du spectacle : 1H15